Inscriptions
en ligne

Exclusivement pour les filières :
ASS, EJE, ES, ETS, ME, TISF





Journée d'étude

La mobilité internationale : ouverture d’esprit et innovation. Comment la mobilité transforme-t-elle les pratiques ?

>>>Mardi 21 mars 2017 de 9h à 17h
Tarif 50 € /gratuit chômeur et étudiant(e). Télécharger la fiche d'inscription, à renvoyer au plus tard le 10 mars.

Renseignement par courriel ou au 04 73 17 01 06

Le travail social, en tant que produit d’une société donnée, a longtemps été ramené aux frontières du pays qui en définissait les contours. Les questions de mobilité internationale étaient plus volontiers l’apanage d’autres secteurs. En effet, quel intérêt d’aller voir ce qui se faisait ailleurs, puisque notre action était de toute façon délimitée et contrainte par notre cadre légal ? Il en était de même au niveau des mobilités liées aux formations, beaucoup plus développées dans les universités et dans certaines écoles aux objets intrinsèquement plus proches (langues, commerce, tourisme…).
Depuis quelques années, cependant, pour des raisons pratiques de mise en stage, du fait de certaines possibilités de financement, mais aussi parce que l’on a finalement compris que l’on pouvait aussi s’inspirer de ce qui se faisait ailleurs pour faire bouger nos propres lignes, les formations du secteur social, se sont, elles aussi, peu à peu ouvertes sur l’extérieur.
On a admis la valeur intrinsèque du voyage, et son intérêt dans un parcours de formation et au-delà : la découverte de l’altérité, pouvoir se vivre "soi-même comme un autre" dans un contexte différent, et, pour paraphraser Rousseau, "aller au loin secouer le joug de nos préjugés nationaux", et en revenir grandi, pour mieux interroger notre réalité à l’aune de cette altérité.
Où en sommes-nous aujourd’hui sur ces questions d’international ? Quels enjeux pour la formation, l’enseignement et la recherche, dans le secteur du travail social et au-delà ? Quels sont les freins à la mobilité, mais aussi les outils susceptibles d’être mobilisés pour la favoriser ? Cette journée s’efforcera de répondre à ces questions, dans un dialogue ouvert et polyphonique, à l’image des expériences plurielles qui seront présentées.

Programme (Télécharger la version imprimée)
8h30 > Café de bienvenue*, accueil des participants (émargement indispensable dans le hall de l'ITSRA)
9h > Introduction de la journée d'étude par Jean Malbos, responsable Europe et international à l'ITSRA et des représentants de la Ville de Clermont-Ferrand et du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, chargés des mobilités internationales.
9h30 > Le travail social à l’international : sortir du village gaulois par 
Stéphane Rullac, anthropologue, directeur de la recherche et directeur scientifique de l’IRTS Paris Ile-de-France, président du conseil scientifique de la revue Le Sociographe
La formation du travail social à la française apparait de plus en plus comme une exception culturelle dans une politique qui confine à l’isolationnisme. Pour sortir de ce processus, les écoles du travail social disposent de quelques terrains à l’international qui donnent l’opportunité de construire une expertise qui sort les professionnels en formation du village gaulois. C’est à la lumière de 3 expériences que ces terrains et expertises seront présentées : un programme doctoral de travail social avec le Portugal (IRTS Paris Île de France/ISCTE-IUL), l’AIFRIS (Association internationale pour la formation et la recherche et l'intervention sociale) et le SWSD (Joint World Conference on Social Work, Education and Social Development). Ces espaces donnent l’opportunité au travail social français de réduire la dichotomie entre la logique praticienne de l’intervention et la logique théorique de la recherche, au service du développement de ce champ professionnel.
10h30 > Pause*
10h45 > La mobilité internationale, enjeux pour la formation, l’enseignement et la recherche avec Emmanuel Jovelin, professeur de sociologie, chercheur au Laboratoire lorrain des sciences sociales (2L2S), co-responsable du Master 2 DSIIU et du L1 de sociologie, université de Lorraine
Lors de cette matinée, je vais m'atteler à retracer mon parcours d'enseignant mobile à travers plusieurs expériences et surtout en essayant de répondre aux questions suivantes :
Quel est l'apport de la mobilité dans la formation des apprenants ? Dans la recherche ? Pour les enseignants ? Et enfin comment à travers la mobilité nous avons monté le premier master recherche en France sur le travail social en Europe en collaboration avec plusieurs universités européennes ?

12h30 > Pause déjeuner. Lieux de restauration à proximité
14h > Leviers et freins des mobilités internationales dans les formations sociales  par  Jean Malbos, responsable Europe et international à l'ITSRA
Les stages à l’étranger et plus largement l’ouverture à l’international dans les formations sociales en France génèrent la création de projets et de programmes ambitieux et d’envergure à l’image des expériences présentées pendant la première partie de la journée. Mais ces initiatives échouent parfois, et à d’autres endroits elles se révèlent d’une extrême richesse.
Pour illustrer cela et ainsi encourager la réflexion qui est à l’œuvre aujourd’hui dans notre secteur, Jean Malbos et ses partenaires à l’étranger proposent de s’arrêter sur ces deux aspects.
 15h > échange avec la salle
15h30 > Pause*
15h45 > Les stages à l’étranger dans les formations sociales comme outil d’émancipation par Nathanaël Francisco directeur , directeur de l’ONG Grandir ailleurs à Madagascar
Présentation du travail effectué en collaboration avec plusieurs partenaires internationaux : centres de formation et ONG situées en Belgique, au Québec, à Madagascar, au Vietnam et au Sénégal.
L’objectif de ce projet est d’améliorer les compétences interculturelles des futurs travailleurs sociaux et l’utilisation d’outils de formation à distance (e-learning, etc.). Il vise la mise en place d’une recherche-action financée dans le cadre de l’action clé 2 "partenariats stratégiques" (d’Erasmus+). Ces questions seront mises en débat  lors de cette intervention dans un face à face centre de formation / ONG.
16h30 > Conclusion de la journée

RAPPEL ! Les journées d'étude font l'objet d'enregistrements.
Modalités d'accès à ces archives au Centre de ressources documentaires ici

Tous les événements (journées d'étude, conférences, actualités juridiques) s'inscrivent dans le cadre de la formation continue,
elles peuvent donc être prises en charge par les OPCA. 
Horaires et tarifs varient selon l'événement. L'inscription est toujours indispensable.

*Les pauses, avec vente à prix libre, sont organisées par différents collectifs d'étudiants pour permettre de financer leurs projets respectifs.